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A 72 ans, l’ethnobotaniste François Couplan continue à courir les plaines et les montagnes à la recherche de ces plantes sauvages comestibles qu’il connaît comme sa poche et cuisine de mille manières avec son épouse, une cheffe japonaise. Il a fait école auprès des plus grands chefs

Pour certains, la pandémie de Covid a été bénéfique. Comme pour François Couplan et son épouse Keiko Imamura. « Lors du premier, en mars 2020, nous nous sommes réfugiés deux mois dans notre chalet de montagne, avec quelques ingrédients de base comme des carottes, des oignons, de l’ail ou du fenouil, un peu de farine, du fromage, du yaourt, et nous avons vécu en cuisinant les plantes sauvages comestibles qui poussaient dans notre jardin de 6.000 m2. Des soupes, des gratins, des biscuits et des desserts, des boissons… Nous étions au printemps, on n’a manqué de rien et ça ne nous a coûté que 5 euros par jour pour nous nourrir tous les deux ! »

Les deux acolytes, il est vrai, ne sont ni des amateurs, ni des inconnus. François Couplan est un ethnobotaniste, docteur ès sciences mondialement réputé et incontournable spécialiste des plantes sauvages comestibles (ou non !), Keiko Imamura est une cheffe de cuisine qui compose à sa façon avec talent le Japon et la France dans le bol et l’assiette.

« Manger les plantes vous transforme »

De ce confinement est sorti un nouveau petit livre de 65 recettes. On y apprend à préparer un raïta indien au yaourt et à la pimprenelle, ce condiment sauvage légèrement astringent qui fleure bon le concombre et la noix verte mais qui a succombé en cuisine aux assauts du persil domestiqué (voir recette en encadré). Ou cette sympathique et poétique salade aux feuilles de nombril de Vénus, une crassulacée aux propriétés cicatrisantes. Et encore ces tuiles au mélilot, une fabacée qu’on peut confondre avec la luzerne et dont les notes vanillées séduisent les chefs locavores tel Victor Mercier, l’étoilé de « Fief » , à Paris. Et même cette « sole végétale » à base de feuilles de consoude – à consommer avec modération en raison des alcaloïdes qu’elle renferme – cuite à la poêle dans une pâte à crêpe…

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