Projet Togo

Avec les personnes dont je soutiens l’action au Togo, nous avons créé une association (Les PERma-JArdins du Togo) destinée à promouvoir le mieux-être des habitants des communautés villageoises à travers, entre autres, la promotion de la culture biologique via les techniques de la permaculture et de l’agroforesterie, ainsi que la promotion de la médecine traditionnelle grâce aux plantes médicinales. Notre association promeut également l’écotourisme, pour favoriser les échanges entre Européens et Africains.

Pour en savoir davantage, visitez le site de l’association Les PERma-JArdins du Togo de façon à mieux en connaître les activités et voir comment participer ou simplement nous aider dans nos actions. Et nous vous invitons bien volontiers à venir visiter notre centre de séjour à la montagne, dans un lieu idéal et facilement accesible à l’ouest du Togo, non loin de Lomé : un excellent moyen de découvrir facilement l’Afrique, sa population, ses paysages et sa culture.

Pour plus de renseignements, vous pouvez prendre directement contact avec moi : contact@couplan.com.ou avec Sylvestre, le président de l’association : todjo6@gmail.com.

Au coeur de l'Afrique

Le Togo est un raccourci de l’Afrique. Sur un territoire à peine plus grand que la Suisse vivent cinq millions d’habitants appartenant à plus de quarante ethnies différentes. Le pays, particulièrement étroit, s’étend du nord au sud sur plus de cinq cents kilomètres. Le relief des Monts Togo, qui atteignent près de mille mètres d’altitude, accentue encore la diversité climatique.

À l’origine, le Togo était couvert d’une végétation dense, forêt au sud, savane au nord. La culture sur brûlis, pratiquée depuis plusieurs milliers d’années, avait déjà largement entamé le manteau végétal. Mais depuis vingt ans, la destruction s’est terriblement accélérée. Malgré l’exode rural, la population des campagnes ne cesse de s’accroître et nécessite de plus en plus de terres à cultiver. La demande en bois d’œuvre incite à couper toujours plus d’arbres. Et la fabrication du charbon de bois, principale source d’énergie pour cuire en ville se montre extrêmement destructrice. Le tableau pourrait-il être plus noir encore ? Il l’est, en fait, car le feu achève ce qu’a entamé la hache ou la tronçonneuse. Dans une vision à court terme, les incendies sont suivis par une repousse rapide d’une herbe tendre appréciée du bétail. Cette pratique, l’écobuage, est d’ailleurs parfois encore pratiquée en France, malgré son interdiction. Au Togo, elle reste autorisée jusqu’à une certaine date (vers le 15 janvier dans le sud-ouest du pays) mais les feux illégaux continuent longtemps après. D’ailleurs l’une des raisons principales des feux de brousse, et en particulier de ceux qui brûlent la forêt, sont allumés par les chasseurs qui y trouvent un moyen facile de rabattre le gibier… À la saison sèche s’offre constamment aux yeux du voyageur le spectacle désolant de l’Afrique en feu !

Sylvain visite PERJAT

Sylvain est étudiant en économie à l’université de Saint Gall. Il est allé visiter les réalisations de notre association à Kouma Tokpli, dans les montagnes au-dessus de Kpalimé, au coeur du Togo.
J’ai passé un séjour à Kouma Kounda dans la ferme PERJAT. Cette expérience, ma première en Afrique, a été une immersion totale dans la culture Togolaise. Sylvestre et ses collaborateurs m’ont ouvert les portes du Togo authentique. Ils m’ont permis de découvrir la vie à la campagne, l’agriculture ainsi que la gastronomie Togolaise. J’ai par exemple pu déguster le foufou, pilé à la main et sa sauce à base de palme. De plus, par mes rencontres et nombreuses discussions, j’ai pu entrevoir les habitus et certains rites ancestraux qui structurent la société locale. Le Togo n’étant pas encore une destination pour le tourisme de masse, les habitants locaux sont authentiques et l’accueil des étrangers y est exceptionnel.

Kpalimé et sa région montagneuse, célèbre pour ses cascades, offrent de nombreuses possibilités de randonnées à travers forêts et plantations. L’agriculture industrielle n’y étant pas développée, les paysages sont sauvages. Sous le soleil couchant, ils semblent figés dans le temps.
La ferme, où je logeais, est située sur les hauteurs du village de Kouma Konda. Sa forêt tropicale environnante offre une oasis de verdure propice à la détente et à la réflexion. Un grand bol d’air pour un Occidental habitué à un rythme de vie effréné. Sylvestre m’a exposé les projets de PERJAT, notamment dans le domaine de l’Agroforesterie, un mode de culture qui prend en compte les interrelation positives des arbres sur les cultures vivrières. Les plantations de PERJAT sont diverses. On y trouve outre des cultures vivrières, des fruitiers, du cacao et du café, duquel j’ai pu emporter des grains frais que j’ai torréfié à mon retour en Europe.
Grâce à PERJAT, j’ai vécu une expérience écotouristique unique au milieu de la campagne Africaine. J’ai vécu au plus près de la culture locale, ce qui aurait été impossible dans un autre type d’hébergement.

Pouvons-nous agir ?

Devant la gravité de la situation et le côté sombre des prévisions, on serait tenté de baisser les bras. Pourtant des solutions existent, que vous et moi pouvons mettre en œuvre, du moins localement.

Il serait, certes, facile d’accuser les Africains d’imprévoyance et de penser que leur désir irraisonné d’accéder aux biens matériels de notre civilisation occidentale se montre plus fort que tout. Il faut aussi constater que, souvent, il s’agit de survie. Les conditions climatiques se dégradent dans le nord du Togo, ainsi que dans les pays plus proches du Sahara (Burkina Faso, Niger) et chassent les populations vers les zones méridionales où la pluviosité supérieure permet de meilleures récoltes. Les colons s’installent comme métayers, là où il y a encore de la place, c’est-à-dire fréquemment en forêt. Et les troupeaux des éleveurs Peul font des incursions de plus en plus loin vers le sud.

De nombreuses personnes sur place sont pourtant conscientes de ce qui se passe, mais leurs possibilités d’action sont limitées. Il s’agit d’individus dont la réflexion dépasse la vision à court terme habituelle chez nos contemporains – et pas seulement en Afrique, contrairement à ce que l’on aime à croire… Dans certains cas, les chefs de village peuvent mobiliser la communauté tout entière.

D’une façon générale, les forêts libanaises ont été dévastées. Alors que la presque totalité du Liban était jadis recouvert d’un épais manteau de pins, de chênes, d’érables et de genévriers, seuls 13 % du territoire le sont toujours actuellement. Et encore la plupart de ces forêts ne sont-elles pas naturelles. Ainsi la grande forêt de pins parasols de Bkassine, près de Jezzine dans le sud du pays, a-t-elle été plantée par les Ottomans, au XIXème siècle pour la production de pignons – délicieux, il est vrai. Les chênes qui la composaient à l’origine sont réduits à l’état d’arbustes rabougris au nom de la « saine gestion » de la forêt.

Mais il y a pire. Le littoral est intégralement recouvert de béton et de bananeraies. Les villages ne cessent de s’étendre au détriment des oliveraies et de la garrigue, magnifiquement fleuries au tendre printemps. Partout, le paysage se mite de regrettables cubes de ciment ferraillé et de pompeuses villas aux frontons néoclassiques qui poussent comme de tristes champignons dans les endroits les plus inattendus. Les bulldozers tracent les routes nécessaires pour les relier à un réseau routier déjà dense et en profitent pour bousculer une nature déjà bien éprouvée. Pratiquement tous les cours d’eau sont pollués et ne sont plus, autour des villes, que des cloaques nauséabonds !

Que faire ?

Nous pouvons agir sur plusieurs plans. D’une façon très concrète, la pression qui pèse sur les forêts-reliques, et sur l’ensemble de l’environnement pourrait être fortement diminuée si les rendements des parcelles cultivées augmentaient de façon significative. Le meilleur moyen, à mon avis, consiste à faire connaître les principes de base de l’agriculture biologique, compostage et mulching, adaptés aux réalités du pays – ce qui n’est pas toujours très simple, il faut l’avouer.

Pour éviter d’avoir recours au charbon de bois pour cuire, le développement des cuiseurs solaires me semble une solution pleine de promesses. Un simple four est relativement facile à fabriquer et à faire fonctionner. Les paraboles se montrent plus durables, sont d’un maniement sans doute plus facile et n’obligent pas à recourir au verre qui risque de se casser. Mais elles sont nettement plus onéreuses.

Une façon essentielle de faire prendre conscience aux habitants de l’importance de préserver leurs forêts consiste à mettre en évidence les bénéfices qu’ils peuvent en tirer. Le facteur climatique est bien réel, puisque la disparition des zones boisées se traduit par une diminution de la pluviosité au niveau régional. Si cette notion n’est pas très facile à faire passer, il est simple de constater que la forêt procure une fraîcheur agréable, alors que là où elle a été coupée règne une chaleur étouffante.

Par ailleurs, les arbres et les lianes des forêts fournissent des aliments et des médicaments jadis indispensables à la vie locale. Certaines graines, par exemple, parfument la sauce qui accompagne quotidiennement les tubercules. Quelques fruits sauvages sont doux et savoureux. Diverses écorces soignent des maux aussi variés que les abcès dentaires, la dysenterie ou les fièvres du paludisme. Malheureusement, les changements culturels ont fait perdre de vue les bénéfices de ces Produits Ligneux Non Forestiers (PLNF), ainsi que l’on nomme en langage technique ce que fournit la forêt en dehors du bois d’œuvre ou de chauffage.

Nous avons donc, nous autres Occidentaux un rôle essentiel à jouer. En effet, nous représentons un modèle qui jusqu’à présent ne s’est pas toujours avéré le meilleur qui soit. Il importe donc de montrer qu’existent des Européens soucieux de voir la vie sous un autre angle que la consommation à outrance, l’égoïsme individuel et collectif et le matérialisme débridé.

Le projet de Jérome

J’ai rencontré voici cinq ans Jérôme Adzima, un guérisseur qui pratique la médecine traditionnelle depuis 1986 et soigne les membres de sa communauté à l’aide des plantes médicinales qu’il récolte. En 2003, il avait décidé de développer des plantations pour ses activités de soins, car les activités humaines font disparaître les plantes et les arbres médicinaux de la forêt. Il est donc important de les conserver en les cultivant pour pouvoir disposer des médicaments nécessaires à la santé des habitants. J’ai décidé en 2010 d’aider Jérôme à réaliser son projet et contribué à mettre sur pied un groupe de personnes motivées qui s’y sont impliquées.

Depuis, plusieurs Européen(ne)s sont venues sur place apporter une aide technique, par exemple pour la fabrication du compost, ce qui a profité également aux agriculteurs locaux. Jérôme et son équipe ont développé une pépinière de graines d’arbres médicinaux sur le terrain dont ils disposaient à Kouma Konda. La clôture prévue a été réalisée en temps voulu et, protégés de la dent des animaux, les arbres se sont rapidement développés. Le terrain de Jérôme est rapidement arrivé à saturation et pour pouvoir le continuer, il fallait trouver une solution.

Au mois de janvier 2014, nous avons donc acheté à Kouma Tokpli, juste à côté de Kouma Konda, une parcelle de terrain de près de 3 hectares dont nous avons confié la plus grande partie à Jérôme et son équipe dans le cadre du projet. Elle servira de pépinière et de plantation pour les arbres médicinaux qu’utilise Jérôme pour soigner les membres de la communauté. Ce terrain, façant l’ouest, est partiellement en pente. Une portion en est actuellement cultivée en caféiers, cacaoyers, kolatiers et palmiers à huile, et une grande partie est en friche. Une petite ferme y est sise et, chose importante, deux points d’eau se trouvent en bas du terrain.

Dans les mois à venir, Jérôme et son équipe vont commencer à y préparer du compost, à établir une pépinière à partir des graines qu’ils ont récoltées, puis à procéder à la plantation des jeunes plants. Dans le cadre du développement du projet, ce terrain pourra accueillir les personnes intéressées à y passer quelque temps dans une petite maison au milieu de la verdure. Il est toutefois probable que cette nouvelle parcelle se montrera trop juste et qu’il faudra par la suite en acquérir d’autres. Pour le bénéfice de tous – et de la nature, car nous recréons ainsi la forêt.

Comment contribuer au projet de Jérôme ?

Le projet de Jérôme est un processus destiné à se prolonger dans le temps. Il a maintenant pris sa vitesse de croisière, mais peut encore se développer, pour le bien-être d’une communauté plus large. Nous avons souhaité qu’il soit autosuffisant, et il l’est dans une grande mesure, mais il est également lieu d’échanges et de partage.

Pour développer sa pépinière et ses plantations, Jérôme et son équipe ont besoin de matériel, d’encouragements et de conseils. Votre apport peut se manifester de diverses manières :

  • Dons en espèces ou en nature
  • Visite du projet sur place
  • Participation active aux activités pour une durée variable

Voici, à titre indicatif, les activités prévues sur la nouvelle parcelle et les besoins qui s’y font sentir :

Activités :

  • Défrichage de la parcelle
  • Recherche et achat des graines
  • Préparation de la pépinière
  • Mise en terre des jeunes plantsBesoins :
    • Délimitation de la parcelle :
      • Réalisation de bornes (ciment, sable, ferraille, peinture)
    • Défrichage :
      • Coupe-coupe (4)
      • Gants et bottes (4 paires)
      • Recherche des graines
      • Moyens de déplacement vers diverses zones
      • Achat des graines
    • Préparation de la pépinière :
      • Achat des sachets
      • Brouette
      • Pioche
      • Petites pelles pour emplir les sachets de compost
      • Seaux pour transporter le compost (3)
      • Paniers pour transporter les plants (6)
  • Mise en place des plants :
    • Cordeaux pour positionner les plants
    • Décamètre

 

Effectuez votre versement sur le compte des PERmaJArdins du Togo (PERJAT):
N° 0017330200 08
BANK OF AFRICA – TOGO (BOA-TOGO)
Code IBAN : TG53 TG16 7010 0800 1733 0200 0847
BIC/SWIFT : AFRITGTGXXX

N’oubliez pas de nous prévenir par e-mail : perjatogo@gmail.com

 

Par ailleurs, tout conseil sur l’agriculture biologique et la fabrication de compost en milieu tropical sera le bienvenu.
Si vous désirez venir sur place et aider Gérôme de façon concrète dans son projet, contactez-nous.

Rendre visite à Jérôme le guérisseur au Togo

Kouma Konda, à 132 km de Lomé par une bonne route, est facile d’accès. La ville la plus proche est Kpalimé, à 12 km (flèche rouge sur la carte ci-contre). Le village est situé à une altitude de près de 700 m, ce qui lui garantit une fraîcheur agréable (et pas de moustiques, donc pas de malaria…). Le paysage est formé de collines et de vallées couvertes de champs de manioc ou d’ignames, de plantations de caféiers et de cacoyers, et de forêts plus ou moins bien préservées…. Les fruits abondent et le vin de palme coule à flot. Souvent, les soirées sont animées par les danses et les tam-tams. Bref, la vie y est particulièrement agréable.

Vous avez la possibilité de venir passer quelque temps à Kouma Konda pour découvrir au cœur de l’Afrique les utilisations des plantes par un guérisseur confirmé qui perpétue les traditions de ses ancêtres. Jérôme et Gabriel, son collaborateur, vous présenteront de nombreux végétaux et vous expliqueront leurs usages. Ce sera également l’occasion d’explorer avec Gabriel les alentours du village : cascades, grottes, piscine naturelle, mont Kloto (vue remarquable sur la région), forêt classée de Missahoe (l’une des mieux préservées du Togo, avec une biodiversité extraordinaire), etc. Vous pourrez loger et prendre vos repas chez Jérôme, ou à proximité, pour des prix extrêmement raisonnables. Vous goûterez la nourriture africaine : foufou, pâte et sauces de divers types. Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’Afrique, voici une opportunité exceptionnelle d’approcher ce continent fascinant et tellement mal connu.

Sylvestre, doctorant à l’université de Lomé, coordonnateur du projet depuis sa création, réside à Lomé et peut y accueillir les personnes qui le souhaitent, avant de venir à Kouma Konda ou avant leur départ pour l’Europe. Il vous expliquera tout ce que vous devez savoir pour passer un séjour agréable et enrichissant pour tous.

Si cette proposition vous intéresse, contactez-nous.

Gabriel sculpte également de belles œuvres d’art. Il vous guidera autour de Kouma Konda et pourra vous emmener visiter le Togo qu’il connaît bien. Contactez-le à : agbenyegakodjo@gmail.com

Pour contacter Sylvestre et lui poser toutes vos questions sur le Togo : todjo6@gmail.com

Pourquoi l'Afrique ?

Notre monde ne va pas très bien. Les choses sont peut-être plus flagrantes en Afrique que sur notre continent européen. Mais nous avons tous un rôle à jouer.

Apporter des améliorations au sort des peuples et de la nature peut sembler impossible, tant la tâche est vaste et complexe. Il ne faut cependant pas baisser les bras, car des actions simples peuvent avoir un impact non négligeable. Souvent, il n’y a pas besoin de mettre en œuvre les moyens considérables des gouvernements et de certaines ONG pour apporter un mieux-être appréciable.

Il me semble important de nous rendre compte que, contrairement à ce que l’on croit généralement, les Africains ont tout autant à nous apporter que nous à eux. L’ouverture aux autres, l’acceptation de la vie telle qu’elle se présente et la relation à l’essentiel sont vécues au quotidien sur le continent noir et peuvent nous permettre de trouver les repères qui nous font gravement défaut. Et pour celui qui sait s’adapter, un voyage en Afrique est un remarquable bain anti-stress.

Mais il faut être prêt à affronter des conditions de vie précaires, à faire avec une notion de temps radicalement différente de la nôtre, à se nourrir deux fois par jour de pâte ou de foufou et de sauce relevée. Ces inconvénients seront largement compensés par la convivialité et la gentillesse des Togolais qui figurent sans doute aucun parmi les gens les plus accueillants du monde.

Il est essentiel aussi que les Africains prennent conscience de leurs atouts, de la valeur de leurs traditions, de leur responsabilité dans le devenir de notre planète. Ils doivent cesser de prendre l’Occident pour modèle et de répéter inlassablement : « Ici, il n’y a pas les moyens ». Car les moyens, ce sont eux-mêmes.

Nous faisons tous partie de la même humanité et vivons sur la même terre.
Avançons ensemble !

Un séjour au Togo

Cela fait maintenant deux mois que je suis au Togo.
Six mois après la dernière visite de François Couplan, je suis venue apporter ma contribution aux projets qu’il a commencés il y a un an et demi avec son ami Sylvestre Tondjo, étudiant en environnement à Lomé.
Comme dans beaucoup de pays tropicaux, la surface des forêts diminue de jour en jour. Il y a plusieurs raisons à cela : l’utilisation du bois pour en faire du charbon, la revente (juteuse) du bois d’œuvre aux pays occidentaux, le déboisement pour libérer des surfaces cultivables. La disparition des forêts a de graves conséquences directes pour les populations qui en dépendent, et, à plus long terme, pour le planète entière.
Face à ces problèmes, Sylvestre et moi réalisons deux types d’activités principales dans le pays : nous tenons des réunions de sensibilisation à l’importance de la forêt et aux moyens de sa sauvegarde, notamment par le compost, et nous recueillons des informations sur les plantes médicinales auprès d’un herboriste-guérisseur, afin que celles-ci puissent être transmises.

Voici un résumé de nos activités dans deux villages situés à proximité de la ville de Kpalimé.

A Womé, nous travaillons avec Bob Komivi Aboumou à l’identification des plantes dans le jardin botanique en création de l’association Akatamanso. Il désire planter des arbres médicinaux en disparition pour les préserver et les proposer aux femmes du village. Il a également commencé à y faire une pépinière pour faire grandir des plants. Ceux-ci seraient ensuite donnés aux agriculteurs et aux personnes voulant reboiser.

 

Nous avons rencontré le groupement d’agriculteurs du village. Nous leur avons expliqué (théorie et pratique) les raisons d’utiliser le compost, sa réalisation, son entretien et son utilisation. Ils ont été très actifs dans la réalisation du tas que nous avons fait chez l’un d’eux en démonstration. Ces agriculteurs sont prêts à remplacer les engrais chimiques par le compost dans leurs champs.
Cependant, l’acquisition d’engrais chimiques auprès d’uns société de l’état leur garantit « gratuitement » les semences (riz, maïs) qu’ils utilisent. La société leur prend ensuite une partie de leur récolte pour compenser le « don » de ces semences.
Le groupement d’agriculteurs que nous avons rencontré est conscient des méfaits des engrais et est prêt à utiliser le compost. Leur condition consiste en ce que nous les aidions à acheter les semences de la première année, afin qu’ils puissent avoir des économies au cas où il n’y ait pas les résultats espérés. Le coût d’achat de ces semences s’élève à 350 000 Francs CFA pour les 40 agriculteurs du groupement, soit 540 euros. Il constitue une sorte de garantie pour la solution que nous leur proposons. La fabrication nécessite également du petit matériel tel que des fourches, des pelles et des brouettes pour le compost.
Nous retournons à Womé dans quelques jours pour enseigner le compost à d’autres groupements d’agriculteurs autour du village.

Voici un résumé de nos activités dans deux villages situés à proximité de la ville de Kpalimé.

A Womé, nous travaillons avec Bob Komivi Aboumou à l’identification des plantes dans le jardin botanique en création de l’association Akatamanso. Il désire planter des arbres médicinaux en disparition pour les préserver et les proposer aux femmes du village. Il a également commencé à y faire une pépinière pour faire grandir des plants. Ceux-ci seraient ensuite donnés aux agriculteurs et aux personnes voulant reboiser.

 

Nous avons rencontré le groupement d’agriculteurs du village. Nous leur avons expliqué (théorie et pratique) les raisons d’utiliser le compost, sa réalisation, son entretien et son utilisation. Ils ont été très actifs dans la réalisation du tas que nous avons fait chez l’un d’eux en démonstration. Ces agriculteurs sont prêts à remplacer les engrais chimiques par le compost dans leurs champs.
Cependant, l’acquisition d’engrais chimiques auprès d’uns société de l’état leur garantit « gratuitement » les semences (riz, maïs) qu’ils utilisent. La société leur prend ensuite une partie de leur récolte pour compenser le « don » de ces semences.
Le groupement d’agriculteurs que nous avons rencontré est conscient des méfaits des engrais et est prêt à utiliser le compost. Leur condition consiste en ce que nous les aidions à acheter les semences de la première année, afin qu’ils puissent avoir des économies au cas où il n’y ait pas les résultats espérés. Le coût d’achat de ces semences s’élève à 350 000 Francs CFA pour les 40 agriculteurs du groupement, soit 540 euros. Il constitue une sorte de garantie pour la solution que nous leur proposons. La fabrication nécessite également du petit matériel tel que des fourches, des pelles et des brouettes pour le compost.
Nous retournons à Womé dans quelques jours pour enseigner le compost à d’autres groupements d’agriculteurs autour du village.

Nous avons également rencontré l’association des femmes de Womé. Elle compte une centaine de participantes. Nous les avons sensibilisées au tri des déchets ménagers (plastiques et conserves, piles, déchets dégradables), à l’utilisation des légumes-feuilles dans leurs plats, de la diminution de l’utilisation des sacs plastiques. Nous leur avons également exposé un partenariat avec le jardin botanique proposé par l’association Akatamanso : elle propose que les femmes aident l’association à entretenir le jardin et la pépinière en échange de connaissances sur les utilisations médicinales des plantes et de la collecte de celles-ci pour se soigner.

Durant notre second séjour dans ce village, nous allons également y mettre en place des bacs de collecte de sacs plastiques et de piles. En effet, tous les produits achetés au marché et dans les boutiques sont emballés dans un voire plusieurs sacs plastiques qui sont ensuite jeté un peu partout. De plus, malgré la présence de lignes électriques, le village n’a pas l’électricité et l’éclairage nocturne se fait à la torche à piles, le plus souvent peu durables. Nous n’avons pas, pour le moment, de solutions de recyclage, mais le stockage de ces déchets est moins nocif que leur présence sur le bord de la route ou dans les tas de compost. Nous espérons que cette action sans contrepartie directe sera suivie et soutenue par le plus grand nombre. La seule récompense sera celle, certes moins visible qu’une rémunération, de la réduction des substances nocives dans l’environnement proches des habitants, ainsi que la réduction des inondations lors des fortes pluies. A notre départ, Bob prendra notre relais pour rappeler régulièrement la nécessité de telles actions.

Nous travaillons aussi avec Gérôme Adzima, herboriste guérisseur à Kouma Konda, petit village de la région fraîche des plateaux. Afin de sauvegarder les connaissances traditionnelles sur les plantes médicinales, François Couplan a décidé d’aidé Gérôme dans la réalisation d’une plantation d’arbre médicinaux. Certaines de ces plantes sont de plus menacées par la diminution de la forêt.

Nous récoltons également des informations sur les utilisations des espèces présentes dans la plantation et dans la forêt alentour. Nous avons inventorié une centaine de plante pour le moment. Le document qui sera réalisé est destiné à être remis à Gérôme, afin que celui-ci puisse avoir une trace écrite de ces savoirs. Mais ce travail ne suffit pas pour le soutenir dans la préservation des ces précieuses connaissances. Nous avons donc financé une partie des outils nécessaire pour entretenir la plantation et notamment produire du compost. Afin d’apporter la dernière touche à la protection des arbres, Gérôme doit installer une barrière évitant aux enfants et aux animaux de détruire les jeunes plans. Si vous aussi désirez participer à la sauvegarde de ces pratiques traditionnelles, visitez la page qui est dédiée à ce projet..

Lucie Benoit, juillet 2010